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L’e-réputation à l’heure du Big Data, sujet du premier #PetitDejRS

Le 13 février dernier, Reputation Squad a reçu ses invités au 43 rue Beaubourg pour son tout premier petit-déjeuner thématique.

Alors que les volumes d’informations générées et stockées sur le web connaissent une inflation exponentielle, les organisations doivent s’adapter.

Cela suscite évidemment des questions.

Comment rendre ces masses de données intelligentes ? Quels sont les risques à anticiper et les opportunités à saisir ? Quelles sont les applications pratiques adaptées à l’e-réputation ? Quels outils choisir ?

Devant un public composé de clients, de blogueurs, d’avocats ou encore d’universitaires, Reputation Squad a souhaité apporter des réponses concrètes à ces différentes interrogations et proposer de nouvelles pistes de réflexion.

Petit Déj RS – E-réputation & big-data from ReputationSquad on Vimeo.

 

Audit, veille et utilisation du Big Data dans le management de l’e-réputation

Co-fondateur de Reputation Squad,  Albéric Guigou a ouvert la conférence en présentant le rôle majeur du Big Data dans la réalisation d’audits e-réputation. En analysant des centaines de conversations sur une période donnée, il est en effet possible de déterminer avec précision quelles sont les grandes thématiques évoquées par les consommateurs autour d’un produit.  Les résultats obtenus permettent ensuite de définir de nouveaux messages parfaitement adaptés aux attentes des clients.

Au-delà de ces applications très marketing, Albéric Guigou a également défendu une utilisation du Big Data comme outil de communication puissant. Classements, baromètres et autres tops qui font régulièrement le buzz sur internet et les médias traditionnels, tous reposent ainsi sur des masses de données qualifiées, organisées et traitées pour donner du sens.

In fine, le Big Data apporte donc une réponse tant pour comprendre l’e-réputation que pour participer à sa construction.

J’ai ensuite présenté l’utilisation du Big Data dans le cadre de la veille sur internet. Élément indispensable de la veille, la technologie associée au Big Data ne trouve sa pertinence qu’avec l’humain. En effet, l’idée d’une solution automatique, capable à la fois de qualifier des retombées et d’en déduire une stratégie adaptée relève aujourd’hui du fantasme.

Autre point évoqué : l’utilisation à contre-courant du mécanisme de traitement du Big Data. Alors que l’expression désigne l’infiniment grand, les technologies utilisées pour traiter ces volumes d’informations astronomiques permettent aussi de détecter LE contenu important, LA mention unique, mais précieuse, vitale.

Aurélien Deffay et Edouard de La Jonquière nous livrent leur conception du Big Data

Nous avons eu le plaisir d’accueillir en nos murs deux intervenants de talent, venus présenter leur vision du Big Data et la façon dont ils exploitent ses possibilités.

  • Aurélien Deffay, Responsable Adjoint du département Paris Numérique, intégré à la Direction de la Communication de la Mairie de Paris – @AurelDuff
  • Edouard de La Jonquière, CEO et co-fondateur de Mention, une solution de veille en ligne utilisée par des sociétés du CAC 40, des PME et des particuliers – @edelajonquiere

Pour Aurélien Deffay, l’enjeu majeur du Big Data dans le cadre de la Communication de la Mairie de Paris est clair : il s’agit d’un outil essentiel pour comprendre en temps réel les préoccupations des Parisiens, les sujets sur lesquels ils se mobilisent, les questions qu’ils se posent”.

Un exemple concret : lors de la réforme des rythmes scolaires, de nombreux parents parisiens ont fait part de leurs interrogations sur internet. Grâces aux outils et aux équipes de Paris Numérique, ce sujet a pu clairement être qualifié de prioritaire pour l’équipe municipale.

En bout de chaîne, une intervention médiatisée du Maire de Paris sur ce sujet a été organisée. Plus qu’un outil d’évaluation de l’e-réputation, le Big Data apporte donc une véritable aide à la décision.

Pour Edouard de La Jonquière, le Big Data doit surtout permettre aux organisations comme aux individus de découvrir un éventail d’opportunités insoupçonnées. Il défend ainsi le modèle d’une “veille multi-usages, qui dépasse les enjeux d’e-réputation, en devenant un relais de croissance à part entière.

Selon le CEO de Mention, les applications sont infinies. Il donne ainsi les exemple d’un grand groupe de BTP souhaitant rénover sa marque employeur et son positionnement auprès des jeunes ingénieurs. Grâce à au Big Data, le Groupe a pu comprendre les attentes de ce public particulier, très actif sur les forums notamment.  En comprenant mieux leurs attentes, le Groupe a pu affiner sa technique de recrutement. Résultat : + 20% de CV reçus.

Pas de Big Data sans Big Brain

Nous l’avons bien compris, les technologies liées aux Big Data permettent de recevoir des volumes considérables d’informations de plus en plus qualitatives. Soit. Néanmoins, il ne s’agit pas de se jeter à corps perdu dans l’inconnu, en espérant obtenir des solutions clé en main par je ne sais quel procédé magique.

Non.

Big Data ne veut pas dire vente en gros. Les (bons) pure players de l’e-réputation comme les (bons) pure players du Big Data n’ont pas vocation à vendre leur solutions en vrac.

Et les organisations comme les individus ne doivent pas se bercer d’illusions. Sans définition d’un besoin précis, sans élaboration de KPIs pertinents, sans suivi efficace : on ne “fait pas” de Big Data.

Si vous aimez stimuler vos neurones de bon matin, ne manquez pas notre prochain #petitdejrs sur le thème du Growth Hacking Plus d’informations à venir très prochainement.