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- 21 commentaires

Vers la fin du référencement naturel ?

 

Beaucoup d’éléments portent à croire que le référencement naturel est en passe de devenir secondaire en matière de visibilité sur Internet. Petit tour d’horizon des mutations en cours ou à venir qui vont changer la façon d’appréhender les problématiques de référencement naturel et donc d’e-réputation.

Le référencement devient social

Cela fait déjà quelques temps que le référencement social, généralement appelé SMO (Social Media Optimization), prend une part de plus en plus importante dans le vocabulaire des référenceurs. Si les années 2010 et 2011 ont été celles du développement du référencement social, 2012 sera, selon beaucoup d’experts, l’année de sa consécration. L’annonce faite cette semaine par Google de « Search Plus Your World » le confirme. En effet Google va donner une place très importante dans les résultats de recherches aux réseaux sociaux et surtout à son dernier bébé Google Plus.

C’est bientôt l’heure de la retraite pour les puissants robots d’indexation Google. Aujourd’hui c’est l’internaute qui fait le travail. L’humain est en effet l’algorithme le plus efficace pour découvrir, classer et noter les contenus d’Internet. Facebook avec son Graph Api a compris depuis quelques temps cette logique, et détient potentiellement le moteur de recherche « social » le plus puissant. (Je me demande d’ailleurs pourquoi Facebook n’utilise pas encore cette puissance de feu gigantesque).

Disparition des sites internet

Ce point peut paraître un peu provoquant, j’en conviens…

Le nombre de site internet n’a fait qu’augmenter depuis 20 ans. Il est passé d’une poignée dans les années 90 à plus 340 millions de sites aujourd’hui. Cela a notamment été le cas avec l’arrivée massive des blogs, des pages personnelles et des sites d’entreprises.

Je pense que cette tendance est en passe de s’estomper et que nous allons constater une diminution des nouveaux sites web. En effet, Internet se centralise de plus en plus autour des géants tel que Facebook ou Google. Il suffit par exemple de faire une recherche sur un restaurant à Paris pour se rendre compte que le site internet « classique » est petit à petit remplacé par une carte, des notations, des photos, des vidéos, des présences sur les réseaux sociaux, etc…

Vers la fin du referencement naturel-Google-Plus

Outre le fait que beaucoup d’organisations ont déjà une présence en ligne, celles qui auraient pu être tentées de créer un site internet pour promouvoir leurs activités vont de plus en plus se tourner vers une présence sur un site tiers (page Facebook, Google Plus, etc.).

Il existe aujourd’hui des plateformes web pour faire à peu près tout. Ces plateformes, en plus d’être gratuites et faciles d’utilisation, sont déjà optimisées pour offrir une visibilité maximale dans les communautés (référencement social). L’intérêt de se créer un site internet est de moins en moins évident dans beaucoup de cas.

Enfin j’ajouterai que nous utilisons de moins en moins de site internet au profit d’applications. C’est le cas notamment sur nos SmartPhones ou nous utilisons principalement des applications dédiées à un besoin spécifique.

On ne « surfe » plus

Le terme « surfer » est passé un peu de mode, et pour cause flâner sur le web, de site en site via des recherches sur les moteurs est de moins en moins courant. Aujourd’hui ce sont les contenus qui viennent à nous, que ça soit par l’intermédiaire d’un agrégateur de flux RSS pour les plus experts ou de son flux Facebook ou Twitter pour les autres. Nous pouvons rester des heures à lire des contenus sans jamais avoir vraiment recherché quelque chose. Les services qui offrent un journal personnalisé tels que paper.li, Google Current ou Summify vont dans ce sens. Dans ce contexte le référencement naturel n’a plus de sens, c’est la viralité et l’intérêt du contenu qui importe.

Autant de web que d’internaute

Les premiers essais en 2009 d’individualisation des résultats de recherche sur Google avaient dès le début inquiété certains référenceurs. Cette personnalisation n’a cessé de s’accroître depuis. Aujourd’hui chacun des internautes a véritablement des résultats de recherches qui lui sont propres. Beaucoup de facteurs entrent en jeu, dont :

  • Le moteur de recherche et la langue de recherche (.com, .fr, etc)
  • La localisation de la recherche
  • Le type de périphérique utilisé pour la recherche (mobile, fixe)
  • L’historique de navigation (adresse Ip, Cookies, session Google Account)
  • Le « moment » de la recherche (les résultats changent en fonction de l’actualité)
  • Notre écosystème « social » (lorsque nous sommes connectés à notre compte Google)

Le référencement naturel n’est évidemment pas mort mais son importance sera, probablement, moindre dans les années à venir. Ce sont « les humains », et a plus forte raison ceux de notre écosystème qui, demain, sélectionneront les contenus que nous verrons. C’est donc l’autorité des personnes qui partagent les contenus ainsi que la pertinence et la richesse de ce qui est partagé qui passera avant le support.

  • Effets (de bord) très négatifs de cette tendance : les infos débiles ou simplement fausses vont se propager encore plus vite, et si j’exagère le trait : Internet va se résumer à… quelques gros acteurs. Cela ne vous choque pas ?

    • Oui j’ai un peu les mêmes craintes que toi sur le fait de voir le web qu’à travers le prisme d’un nombre réduit de personnes (ayant généralement les mêmes centres d’intérêt que nous).
      Ca bride l’ouverture d’esprit,  la curiosité et c’est propice à la désinformation … Mais l’avenir nous réserve certainement des surprises 🙂

  • Je pense que l’accroche du titre de l’article est bien trop pessimiste.
    Il est en effet encore trop tôt pour parler de la « fin du référencement naturel ». Cependant, comme vous le dites, les réseaux sociaux jouent effectivement un rôle de plus en plus important dans la façon dont les moteurs de recherche classent leurs résultats. Pour autant, le phénomène qui s’observe aujourd’hui repose plus sur une complémentarité SEO/SMO plutôt que sur une migration vers le seul SMO. Si ces moteurs, et plus particulièrement Google, venaient à tout mettre en œuvre pour privilégier la recherche sociale à celle que l’on qualifiera de « traditionnelle », cela signifierait un abandon de leur cœur de métier.
    On peut également s’interroger sur le rôle que joueront les réseaux sociaux d’ici quelques années. En effet, même s’ils ont actuellement le vente en poupe, nous ne pouvons pas savoir s’ils auront toujours autant de réussite dans les années à venir.
    Le débat méritait d’être soulevé. Mais mieux vaut pour l’instant parler de « déclin » pour qualifier l’évolution du référencement naturel.

    • Merci pour ton commentaire Benjamin. Google vient d’annoncer
      clairement qu’il allait privilégier la recherche sociale avec « Plus Your
      World ». C’est un pari risqué car effectivement il abandonne quelque part
      son cœur de métier. 

  • Les billets avec la volonté d’en finir avec le SEO fleurissent régulièrement.
    Sauf que dans ce cas, il s’agit seulement d’un billet d’humeur sans aucune crédibilité. C’est bien de « penser que », mais il faut également être responsable de l’impact des publications auprès de ceux qui ne savent pas lire entre les lignes.

    • Absolument d’accord avec toi Laurent. Des « on », des « nous », des généralités, mais pas de chiffres, pas de faits. De plus la comparaison entre sémantique+popularité d’un côté (moteurs de recherche) et influence de l’autre (réseaux sociaux) reste impossible : ce ne sont pas les mêmes outils pour les mêmes fonctions. Mais nous sommes sur ReputationSquad.com pas SEOSquad. 🙂

      • Rien que le concept du « contenu qui vient à nous » me fait glousser. Vous connaissez vraiment beaucoup de gens qui utilisent des agrégateurs ? Allez, même qui connaissent le concept du flux RSS ? A trop se regarder le nombril, on perd de vue la réalité.

    • Felipe

      C’est la mort du web !
      HTML5 va tuer Flash !
      Dieu est mort (Friedrich Nietzsche, merci Wikipedia)
      Google+ c’est la fin de Twitter !

      Mais vous ne lisez donc pas ? 🙂

  • marcdemarseille

    Je ne partage pas tout à fait votre avis. Le SMO ne supplantera pas pour moi le SEO. Si les deux leviers vont co exister, il convient de travailler pour faire en sorte que le travail se fasse sur les deux canaux.

    Le pas que prendra l’un sur l’autre reste à déterminer. Mais le SEO restera toujours.. pour chercher une information, il faut la trouver. Pour qu’une information soit trouvée, une dose de SEO est nécessaire. Le SMO peut servir d’amplificateur.

  • Google Plus et Google Shopping = moins de place dans les serps pour le SEO mais tout dépend des requêtes…

  • « L’humain est en effet l’algorithme le plus efficace pour découvrir, classer et noter les contenus d’Internet » : surtout les photos de chatons et les filles en bikini. Pour le reste je fais plus confiance aux machines :p

    « Il existe aujourd’hui des plateformes web pour faire à peu près tout » : oui il y a quelques années Myspace était une référence qu’en est-il aujourd’hui ? L’artiste qui a investi dans son propre site web aura lui eu une visibilité bien plus durable (ce qui n’empêche pas d’utiliser les plateformes comme relais)

    « Aujourd’hui ce sont les contenus qui viennent à nous » : oui la serendipité c’est très bien. Mais bon pour que ces contenus viennent à moi il faut bien qu’ils soient… découverts (tada !)

  • Je seconde Laurent sur ce billet.

    Effectivement ce genre d’article sur la fin du SEO apparait un peu partout de manière régulière sur le web. Mais une fois de plus, je ne vois aucun argument valable au sein de ce contenu. Le SEO se transforme, s’adapte mais existe bel et bien, résultat personnalisé ou non.

    Le côté social SEO fait bcp plus de bruit qu’il devrait en faire. Et si je félicite l’auteur pour son intérêt sur le domaine, il est malheureusement tombé en plein dans le panneau du buzz du côté social. Après, quand je lis « les contenus viennent à nous » ou « diminution des nouveaux sites web », là par contre je pense qu’il est nécessaire de bien plus s’informer sur le comportement des utilisateurs vis à vis du web et des nouvelles technologies. Le contenu de cet article est loin, très loin de la réalité du web.

    Par exemple, le jour ou le flux RSS deviendra le commun des mortels est encore bien loin…

  • Je ne suis pas en accord avec le point concernant la disparition des sites Internet. Bien qu’il soit vrai que certaines entreprises se tournent désormais vers les Facebook et Google, cela ne constitue pas une stratégie viable d’un point de vue investissement. Les modifications à ces plateformes sont tellement nombreuses que l’entreprise demeure à la merci de l’évolution constante et rapide de celles-ci et doit constamment investir en développement pour suivre cette évolution.

    Pour une entreprise (majoritairement pour les grandes entreprise, j’en conviens), il est impensable de s’en remettre uniquement à des tiers pour sa présence numérique.

  • Sylvain

    « L’humain est en effet l’algorithme le plus efficace pour découvrir,
    classer et noter les contenus d’Internet. »

    C’est une affirmation qui manque un peu de substance, et qui est de toute façon fausse : déjà l’humain ce n’est pas de l’algorithmique. Ensuite, le vrai avantage de l’humain, c’est le parallélisme massif et le déport des coûts de l’entreprise vers des particuliers.

    Par exemple, quand vous parlez de découverte, votre affirmation n’a pas de sens. Qu’est ce que vous appelez efficace ? pas de critères de coût, pas de critères de complexité, pas de critère de qualité/réussite de la découverte. C’est comme de dire que le jaune, c’est mieux que le vert, affirmation gratuite et sans information ajoutée, sauf à savoir ce qui se cache derrière le « mieux ».

    Classer, là aussi c’est une grande discussion, pour l’instant la machine bat dans quasiment tous les domaines l’homme en matière de filtrage/classification. Ensuite, on peut discuter à la création de « serious game » et à l’utilisation de concept de théorie des jeux pour améliorer les choses (l’idée : plusieurs humains font meiux les choses qu’un seul), mais cela reste un domaine embryonnaire. ce n’est pas parce que cela fonctionne pour casser les captcha que le pouvoir de calcul de la foule peut tout résoudre.

    En revanche, pour la notation les hommes font toujours mieux puisque le but des algos de notation c’est de mimer le comportement humain, donc
    même un algo parfait ne peut faire mieux que jeu égal.

    « Je me demande d’ailleurs pourquoi Facebook n’utilise pas encore cette puissance de feu gigantesque. »

    Parce que cette puissante n’existe pas ? Est ce que le concept de classes de complexité parallèle vous parle ? J’imagine que non, mais il existe de nombreux problèmes qui ne bénéficient pas d’un traitement par des agents indépendants les uns des autres. Lorsque c’est le cas, on parle de parallélisme « embarrassant », et il y a peu de problèmes de ce type.
    Enfin, même si il y avait un potentiel en puissance de calcul, il faudrait être capable de l’exploiter, et ce n’est pas gagner : quel modèle économique, quel modèle de communication avec chaque entité de calcul, etc.

  • Keeg

    Opposer le SMO et le SEO n’a pas de sens. Parler d’un levier mature est pertinent. Le reste, c’est du fantasme, d’autant plus que les deux sont complémentaires… sur certaines thématiques uniquement.

    Oui il y a des plateformes gratuites, oui elles sont faciles d’utilisation, oui elles sont optimisées pour être visible. Un peu comme les sites Multimania en fait… 

    Créer, structurer, manipuler et se rendre visible sont des concept totalement différents que la gratuité, l’utilisation basique et la potentielle visibilité. Rien n’est mort, bien au contraire. La marché est aujourd’hui une affaire de professionnel.

  • Pour ma part je pense que les sites web ne seront pas morts tant que l’égo des gens ne le sera pas, enterré sous un monopole qui convaincrait le commun d’abandonner son nombrilisme. Et à mon humble avis : c’est pas pour demain ! 🙂

  • Ça se tient mais le bémol réside dans le fait que tout le monde ne pense pas pareil, il faudrait des résultats qui correspondent à une certaines façon de penser et d’aimer et autant de groupement que façon de penser. Plutôt compliqué. Au final le meilleur résultat ? celui où le PLUS de monde va, donc comme aujourd’hui. Il n’y a pas de révolution.

  • Backlinker

    « C’est bientôt l’heure de la retraite pour les puissants robots d’indexation Google ». Je pense que c’est la phrase représentant le mieux la qualité de l’article 🙂

  • acabanis

    Hum Hum, c’est un résumé concis des théories majeures depuis 2 ans, mais vous les attribuer comme des opinions personnelles n’est pas très sérieux. Je ne citerais que le « Web is dead » de Chris Anderson comme référence évidente…

  • Un billet-excuse bien pratique quand on ne maîtrise pas les techniques concernées 🙂

  • Quand le SMO aura atteint une proportion assez conséquente / SEO, de façon à impacter de façon significative et constante la rentabilité d’une majorité d’e-commerçant, nous (experts, conultant ou seo padawan) seront jugés par notre capacité à nous adapter à ces changements.
    En attendant,je vais de ce pas charger une meta keyword pour up mon PR de 14 rangs (expert, consultant ou padawan  SEO? devinez ^^)